Carlo Lorenzini est né à Florence en 1826 dans une modeste famille de dix enfants. Son père Domenico est cuisinier et sa mère Angiolina est femme de chambre. Elle travaille auprès du marquis Ginori, propriétaire de la célèbre manufacture de porcelaine qui porte son nom.
Grâce à ses dispositions intellectuelles, il fera des études de philosophie, qu’il payera avec des petits emplois dans une librairie. C’est à cette époque qu’il s’intéresse au journalisme.
C’est aussi à cette époque qu’il s’engage dans la lutte pour l’indépendance italienne et écrit pour la réunion de la Toscane et du Piémont. En 1848, avec son frère, il part dans un corps expéditionnaire se battre contre les troupes autrichiennes qui occupent le nord de la péninsule. De retour à la vie civile, il fonde deux journaux humoristiques. Puis il participe à diverses revues de théâtre et de musique.
Pour payer des dettes de jeu, il se tourne vers la littérature enfantine et écrit pour un journal, un récit à épisodes » l’histoire d’une marionnette « . C’est ainsi qu’il invente un personnage qui sera mondialement connu. Tous les épisodes du feuilleton seront rassemblés en un volume, illustré pour la première fois en 1911. Le succès est si grand que l’ouvrage devra être réédité rapidement plusieurs fois de suite.
Ce sera la grande réussite de sa vie. Au retour d’une soirée, il décède brusquement en 1890.
Au XXème siècle son livre sera vendu à plus de 10 millions d’exemplaires et deviendra un des plus grands succès d’une » bande dessinée « . Ecrit en langage simple pour des enfants, il contribuera à ce que le toscan devienne la référence linguistique en Italie. Il sera traduit en plus de 400 langues, en 25 dialectes italiens, du sicilien au napolitain en passant par le génois. Il sera même traduit en espéranto et en latin et adapté au cinéma à diverses reprises, en films avec des acteurs célèbres et en dessins animés.
Vous trouvez que c’est exagéré ? Et pourtant si vous étiez en ce moment avec nous à la rédaction, vous verriez que le nez de personne n’a grandi !
En hommage à sa mère, Carlo Lorenzini a pris pour pseudonyme le nom de sa ville natale où ils vécurent ensemble après le décès de son père.
Vous l’avez reconnu maintenant ? Carlo Lorenzini, c’est Carlo Collodi











